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Paroles de bénévole: "Donner du sens"
Action sociale et insertion
26 November 2012

Paroles de bénévole: "Donner du sens"

Rencontre avec un jeune homme engagé qui concilie vie professionnelle responsable et investissement bénévole : commercial chez Babyloan, plateforme de micro-prêts solidaires, Baptiste Cammareri, 30 ans, est aussi très actif au sein de l'association « La Voûte Nubienne ».

Comment est né votre double engagement ?
J'étais en licence professionnelle de commerce international. Je travaillais en alternance chez un gros importateur de matériaux. Le jour où j’ai passé une commande de 80 containers de galets venant de Chine, j'ai eu une révélation. J'ai trouvé absurde, aussi bien sur le plan social que sur le plan écologique, d'acheminer ces containers en Europe. J'ai compris que je participais à un système qui allait dans le sens opposé de ce que je souhaitais. Je suis donc parti ! J'ai fait un master de gestion des organisations et de développement durable. Puis je me suis spécialisé en microcrédit et en microfinance. Lors d'une conférence, j'ai rencontré l'association La Voûte Nubienne et la société Babyloan. J'ai été embauché chez Babyloan et je suis entré comme bénévole à La Voûte Nubienne.

Que fait La Voûte Nubienne ?
L'association permet aux populations d’Afrique de l’ouest d'accéder à un logement décent en  remplaçant les maisons en toit de tôle par des maisons construites en terre crue avec des voûtes sans coffrage. Une technique ancestrale, utilisée en Egypte mais tombée en désuétude. Ce sont des maisons économiques, solides, esthétiques avec de véritables qualités thermiques. L'association a déjà permis de construire 1 300 maisons. Et de former 220 maçons sous forme de compagnonnage.

Quel est votre rôle ?
J'ai commencé à faire une étude d'impact, je suis allé sur place. Puis j'ai effectué quelques levées de fonds. Aujourd'hui, je rédige les dossiers de financements pour payer les salaires des équipes locales. Je réponds aux appels à projets sur des montants de 2 000 à 50.000€. A moyen terme, notre objectif est bien-sûr l'autonomisation du projet. D'ailleurs au Burkina Faso, nous commençons à approcher les mairies, les régions...Cela bouge bien !

Comment vous organisez-vous ?
Je réserve mon samedi après-midi et trois soirs par semaine à l'association. Ce qui me motive, c'est l'idée du cercle vertueux du compagnonnage et celle de la transmission du savoir. La rédaction de dossiers de financement est fastidieuse mais nécessaire. Je suis donc heureux lorsque je peux parler du projet à des conférences ou lorsque je tiens un stand pour un salon. J'ai besoin de contact humain et de sens dans tout ce que j'entreprends.

En savoir plus :
La Voûte Nubienne
Babyloan

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